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EUROPEAN WEEK 2019

EUROPEAN WEEK 2019
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EUROPEAN WEEK 2019

EUROPEAN WEEK 2019
Quand ?

Durée du projet : Octobre 2018 à octobre 2019
Préparation : Octobre 2018 à avril 2019
Semaine d’échange : avril 2019
Concert de restitution : été 2019
Conférence de restitution du 24 octobre 2019

Où ?
Athènes, Grèce

Quoi ?

Reprises de chants traditionnels, de musique pop et balkannes. Créations instrumentales. Chant.

Le « projet Murathènes » est né de la volonté d’un binôme de jeunes, Lucas Okotnikoff, ex-service civique au Lycée Joseph Constant à Murat et Lorette Kuc, passionnée d’ethnomusicologie. Ils souhaitaient permettre à des jeunes de vivre une expérience culturelle et humaine en dehors de leur cadre quotidien et créer une dynamique de pairs à pairs rassemblés autour de la musique traditionnelle notamment. Cette musique ré-appropriée par des jeunes d’horizons multiples devait permettre de créer à la fois du « particulier et du commun » et de donner aux jeunes issus d’un territoire rural, l’opportunité de s’engager, de partager culture et patrimoine au-delà des frontières et enfin de vivre l’interculturalité.

Le projet, soutenu et financé par Erasmus+ avait pour but de s’inscrire dans la lutte contre l’exclusion sociale, l’isolement géographique ou les inégalités culturelles. Les notions d’égalité, de respect et de dignité propres à l’Europe y étaient portées . Les thèmes leviers du projet concernaient la tradition face à la modernité, la place des minorités, l’immigration, les réfugiés et la culture face aux inégalités sociales, géographiques, ethniques…

Des acteurs pour un échange européen :

• Une trentaine de jeunes cantaliens, de 16 à 30 ans issus de différents environnements du département, de différents milieux : social, scolaire et professionnel . Tout au long du projet, ils ont été guidés par Lucas Okotnikoff et Lorette Kuc qui ont organisé et animé des sessions de regroupement et de répétitions musicales communes aux autres acteurs du projet… à Athènes !

• Des enfants du camp de réfugiés Eleonas soutenus par des bénévoles de l’association Project Eléa, guidés par Emily Wilson, coordinatrice éducation à Project Eléa, organisatrice et animatrice des sessions de regroupement et de répétitions musicales avec l’aide de Michalis-Christos Chavarias, thérapeute du langage.

Le projet

Octobre 2018 / mars 2019 : Bien que le projet ait été imaginé par quelques personnes, son aboutissement n’a été possible que par l’investissement de chacun reconnu par tous. Sans le partage interindividuel, le projet n’aurait pas eu lieu. Ce partage est constitutif de la concrétisation du projet qui ne pouvait émaner d’en haut. «...Les décisions sont prises à partir d’une idée qui sort par hasard, à laquelle sont ajoutées d’autres idées. Ce sont des choix collectifs où chacun apporte son jugement autant positif que négatif (comme dans l’éducation populaire)... »

Le travail en groupe est à l’origine d’une préparation de longue durée d’octobre 2018 à fin mars 2019. Les objectifs et les attentes du groupe ont été concrétisés dans les deux axes structurants du projet :

1 : Mettre en place des séances de pratiques collectives orchestrées autour de la simple question « Qu’avez-vous envie de chanter ou de jouer ? ». Les volontaires ont accompagné la mise en place de leurs envies et idées, dans le but de création d’un programme musical commun.

2 : Permettre à tous de se rencontrer et de réunir toutes les pièces de cette construction musicale lors d’une semaine d’échange en avril 2019.

Des séances hebdomadaires de répétitions musicales collectives ont été organisées dans le Cantal et à Athènes, autour de chants et de partitions choisis par les jeunes et communes aux deux nations. A ces occasions, plusieurs acteurs partenaires sont venus soutenir, encourager les jeunes, échanger sur leurs savoirs, leurs compétences, leurs connaissances de la pratique collective et sur leur philosophie du partage autour de la musique et du chant.

L’investissement et le dynamisme, individuel et collectif s’est exprimé lors de toutes les sessions musicales en France comme à Athènes, lors de concerts formels ou spontanés, Même si on ne peut pas parler de compétence interculturelle, nous avons observé que l’expérience d’apprendre des autres a constitué, pour les «Murathènes» une réelle découverte. De ce point de vue là, l’étranger a été une source de connaissance. Le projet a renforcé cette expérience pour la transformer en compétence et interroger la notion d’étranger.

• Avril 2019

A l’initiative de la préfecture du Cantal et de la DDCSPP, la presse locale est conviée à une conférence autour du projet.

• 14/20 avril : le séjour à Athènes, l’échange enfin !

Les journées ont été largement consacrées aux répétitions collectives de chacun des groupes et des deux groupes ensemble. Les jeunes cantaliens ont pu rencontrer les acteurs d’El Sistema et faire connaissance avec des groupes de musiciens locaux, avec la fanfare et s’adonner à une journée détente avec leurs pairs du camp Eleonas sur l’ile d’Agistri. Les « Murathèniens » étaient un groupe fortement constitué avant le voyage et l’organisation précise et détaillée ont été à l’origine d’une adaptation optimale au cadre dans lequel les jeunes ont évolué. Nous avons observé durant le séjour que le niveau de langue anglaise parlé par les jeunes leur a permis de communiquer, même de manière imparfaite, avec les partenaires et les jeunes en Grèce.

«La pratique de la musique en groupes d’origines diverses, en créant des codes communs, des savoirs-faire, des langages bricolés, participent à la construction d’un universel, qui de fait, déconstruisent les représentations initiales. »

• 11 mai 2019 : Le concert !

Les « Murathèniens » ont présenté tous les morceaux musicaux travaillés ensemble depuis le mois d’octobre 2018 et certains élaborés avec les jeunes du camp Eleonas et la fanfare MakeSomeNoiz , mais également avec tRaucatèrme dont la fonction pédagogique disparaît au profit d’un partenariat musical. Cette synergie a produit une catharsis auprès des nombreux spectateurs qui ont participé a un sentiment collectif de l’ordre de l’intelligence émotionnelle.

• 24 octobre 2019 : la conférence.

La mairie de Murat a mis à disposition la salle d’honneur de la municipalité pour accueillir les invités. La présence d’Emily Wilson, coordinatrice éducation dans l’association Project Elea, venue spécialement d’Athènes pour cette conférence, a souligné la dimension européenne du «projet Murathènes ».

A l’issue de la conférence les participants ont salué la cohérence et la portée humaniste de ce projet.

30 jeunes cantaliens de 13 à 30 issues principalement pour moitié d’un lycée professionnel d'ébénisterie et pour l’autre moitié d’un lycée général avec option musique et/ou du Conservatoire d’Aurillac.

L’équipe organisatrice et encadrante était constituée de jeunes en service civique, d’assistants d’éducation du lycée professionnel, de jeunes Neet (not in education, employment or training) et d’étudiants.

Du côté grec, il y avait 30 jeunes résidents du camp de réfugiés Eleonas, Athènes. Les origines les plus representées étaient Afghanistan, Iran, Syrie, Pakistan. Les langues parlées étaient principalement le farsi (persan), l’arabe, l'ourdou.

L’équipe organisatrice et encadrante était constituée de jeunes volontaires internationaux, principalement d’Europe du Nord et de l’Ouest, du Canada et des Etats-Unis d’Amerique.

Project Elea : le partenaire principal

Project Elea est un groupe de volontaires d’origine diverses - du monde entier - qui se sont réunis dans le but de collaborer avec les résidents du camp de réfugiés Eleonas, pour participer au bien-être et au vivre ensemble. Le groupe projet est soutenu par le ministère grec des migrations, et travaille indépendamment avec le camp sur le long terme. En plus de fournir des biens de premières nécessités, comme des biens alimentaires ou des vêtements, une attention toute particulière est portée sur l'engagement créatif à travers un vaste panel d'activités (10 à 12 par jour) basées sur l'éducation, le sport, la culture, l'environnement et le partage de connaissances pour les enfants comme les adultes. Le but est de rendre plus supportable, positif et productif le temps passé dans le camp pour les résidents de long terme. Ce groupe projet a à cœur d'aider à la création d'un environnement de paix, de stabilité, avec un fort esprit collectif et de fierté afin de permettre aux réfugiés de se tenir droit pour qu'ils puissent reconstruire leurs vies et familles sur des fondations solides, avec espoir pour le futur.

Autres partenariats et soutiens, Athènes

El Sistema Greece

Organisme de pratique musicale à vocation sociale, a intégré à ses séances musicales sur le camp la pratique des musiques à jouer et à partager avec les cantaliens. Ils ont également accueilli le groupe dans leurs locaux durant la semaine d’échange.

Studio MadeInHell

Studio d’enregistrement MadeinHell qui a mis à disposition ses compétences et son matériel lors de la semaine d’échange.

Make Some Noiz

Fanfare populaire au cœur d’Athènes où adultes et jeunes s’apprennent et apprennent ensemble et de concert. Ils ont rejoint la semaine d’échange en jouant avec l’ensemble vocal déjà constitué des jeunes d’Eleonas et des jeunes du Cantal.

Autres partenariats et soutiens, Cantal

PERIS-Cantal

Il s’agit de l’association porteuse du projet ; le statut de groupe informel de jeunes ne permettant pas certaines demandes de subventions. Le PERIS-Cantal est un Institut de recherche, laboratoire de terrain, association d'intervention, qui effectue régulièrement des études sociologiques. Le PERIS-Cantal organise l’évaluation tout le long du projet.

DDCSPP du Cantal

Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations. Il s’agit d’un appui technique, partenarial et pédagogique du Service jeunesse en charge des dispositifs de mobilité internationale.

FDCS

La Fédération des Centres Sociaux optimise le projet « Murathènes » dans le sens de l’intégration de jeunes en « difficultés » dans une logique de mixité sociale.

Raucatèrme

Groupe de musique traditionnelle auvergnat ayant pour volonté d’intégrer ce patrimoine musical dans les dynamiques modernes d’écoutes. Il participe à la préparation, en proposant des séances de sensibilisation des jeunes du Cantal à la pratique du collectage du patrimoine immatériel. IL a joué avec les jeunes cantaliens et les a intégré à leurs répétitions lors des créations des jeunes du « projet Murathènes ».

Le lycée Joseph Constant (Murat)

Lycée technique spécialité bois, considéré comme une agence régionale du développement durable, a mis ses locaux à disposition pour les répétitions.

Le Lycée Emile Duclaux (Aurillac)

Le Lycée Emile Duclaux contribue au « projet Murathènes » en mettant à disposition leur salle de musique ainsi que les instruments. Les jeunes venant d’Aurillac y sont scolarisés.

Le conservatoire de musique et de danse d’Aurillac

Le Conservatoire d'Aurillac est engagé dans le projet. Il met à disposition ses locaux et salles de concert.

Love-mi-Tendeur

Association de musique. Elle offre aux jeunes trois types de formations : promotion de spectacle, sonorisation et scénographie et un accès aux locaux d’enregistrements. Participe à l'organisation de plusieurs événements culturels autour du projet.

EUROPEAN WEEK 2019

La protection des jeunes participant.es à nos projets est une priorité absolue, pour notre structure comme pour les structures partenaires qui les accompagnent. En raison des menaces sérieuses pesant sur les victimes de réseaux de traite d’êtres humains et de l'instabilité de leur statut administratif, nous faisons le choix de ne pas exposer leur image. Cette décision vise à prévenir tout risque d'identification qui pourrait compromettre leur sécurité ou leur parcours d’insertion.

Un Projet par tous et pour tous !

Imaginé par quelques personnes, le projet n’a été possible que par l’investissement de tous.

Travail en groupe et préparation de longue durée d’octobre 2018 à fin mars 2019. Les objectifs et attentes du groupe sont concrétisés dans les deux axes structurants du projet :

Séances de pratiques collectives. Mise en place des envies et idées : création d’un programme musical commun.

Permettre à tous de se rencontrer et de réunir toutes les pièces de cette construction musicale lors d’une semaine d’échange en avril 2019.