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Le Projet Murathènes

PROLOGUE

Murathènes est un projet né en 2018 porté par des jeunes de France et de Grèce, et soutenu par des institutions du Cantal et d’Athènes. Il s’agissait alors d’un projet d’échange et de pratiques musicales entre des groupes de jeunes européens et réfugiés en Europe. Le projet constitue l’initiative de jeunes initialement du territoire du Cantal en partenariat avec l’organisme Project Elea basé au camp Eleonas à Athènes. Il vise à porter une dynamique de pairs à pairs « par et pour les jeunes » autour de la construction des identités et du vivre ensemble à travers l’entrée musicale ; et plus précisément la musique traditionnelle.

Il s’agit notamment d’appréhender la manière dont la musique traditionnelle comme « patrimoine culturel » est (ré)appropriée par des jeunes d’horizons multiples et permet de créer à la fois du «particulier» (dans des lieux, cultures, milieux spécifiques) et du « commun » (représentations, appartenances, intégration…). Il s’agit alors de mettre en comparaison puis en synergie des rapports à la musique traditionnelle et des pratiques culturelles des jeunes d’une même génération mais dans des lieux et cultures différentes. Le projet regroupe dans un même projet des jeunes de France (Cantal, dont la ville « source » de Murat), de  Grèce (Athènes), des pays d’Asie centrale et du Proche-Orient comme l’Afghanistan ou la Syrie. Ces derniers résident au camp de réfugiés Eleonas à Athènes où se rencontrent également de nombreux jeunes venus de différents pays européens, comme l’Espagne, la Hollande ou l’Angleterre, venus s’engager bénévolement auprès d’associations d’aide au camp.

Grâce à des partenaires en Grèce (Project Elea, El sistema, Made in Hell studio, Make Some Noiz) et du Cantal (associations culturelles, musicales, Lycées, associations d’éducation populaire, institutions…) une cinquantaine de jeunes de 13 ans à 30 ans, ruraux, volontaires, réfugiés, se sont rencontrés, ont échangé, appris et se son appris via la musique populaire. Ils ont construit ensemble et ont produit un programme musical commun, durant une année de préparation, et concrétisé durant une semaine d’échange en avril 2019.

Le projet a été soutenu par différentes institutions du Cantal, dont sa Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Population. L’échange s’est inscrit dans le programme Erasmus+ Echange de jeunes. A cette occasion, le projet fût porté par l’association PERIS Cantal.

Fort de son succès tant factuel qu’émotionnel, il a directement découlé du projet qu’il se développe et s’installe dans un statut de projet de long terme. Du projet est née l’association éponyme qui s’occupera de créer et coordonner de nouveaux projets similaires. Un parrainage associatif se perpétue toutefois entre Murathènes et PERIS Cantal afin d’assurer la pérennité et la transmission de la gestion du projet. 

Chacun des pôles du premier projet vont évoluer, notamment sur la partie préparatoire au projet. Des équipes coordinatrices solides s’installent à Aurillac, Murat, Athènes. Elles permettent d’enrichir les partenariats et le réseau associatif mis en relation via Murathènes. Ainsi, le but est de créer encore plus de rencontres et d’échanges durant l’année.

Dans le Cantal, il s’agira d’intégrer des publics de jeunes issus de migrations récentes ; l’accueil et l’intégration de réfugiés n’étant pas qu’une affaire grecque. Voir le travail des associations grecques qui œuvrent à l’intégration des migrants et réfugiés ne restera pas qu’une simple expérience ponctuelle. Cette rencontre fût force d’apprentissage et l’avenir du projet découle directement de l’envie d’ouvrir encore plus loin les portes du projet, en observant mieux notre environnement proche.

A Athènes, il s’agira d’abord d’installer une équipe et des rencontres régulières entre les jeunes. Ensuite, le projet s’inquiètera d’étendre ses partenariats afin de développer les rencontres et échanges musicaux et humains.

Finalement, une des priorités du projet et de s’installer sur de nouveaux territoire en créant de nouveaux pôles, qui se mettront ensuite en réseau les uns aux autres. Ainsi, du Murathènes 2020 est né deux nouveaux pôles, à Toulouse et Barcelone. Grâce à une équipe propre à Murathènes, et à un partenariat étroit avec l’association Xamfrà, deux nouveaux groupes de jeunes se rencontreront et partageront une expérience Murathènes.

 

LE PROCESS – LA PREPARATION

Pour les deux premiers échanges, la partie de préparation est une part majeure du projet, puisqu’elle consiste à faire préparer un programme musical commun aux deux groupes de jeunes, basé sur le recueil de chants à caractères populaires ou dits traditionnels, ainsi que ceux qui constituent leurs identités musicales individuelles et collectives auprès des deux groupes de jeunes. Les jeunes sont seuls décideurs des morceaux qu’ils partageront et interprèteront avec le groupe d’échange. Des ateliers hebdomadaires vont ainsi être mis en place dans chaque pôle. Des ateliers d’écoute sont proposés aux jeunes à chaque séance afin d’écouter des musiques culturellement imprégnées d’un large panel de zones géographiques différentes. Ces écoutes actives sont accompagnées de pratiques des différents procédés musicaux que les jeunes identifient et s’approprient afin d’enrichir au maximum leurs palettes d’outils de musicien qui pourront par la suite créer de la musique.

Un ensemble d’activités associées va alors nourrir l’échange et animer la rencontre ; du partage de travaux de préparation à distance, d’ateliers interactifs commun en présentiel, d’échanges et de pratiques collectives, en formation auprès de professionnels, via du collectage de patrimoine musical, grâce à des concerts et moments de valorisation… Concrètement, à l’occasion d’échanges humains et interculturels les jeunes vont partager leurs cultures musicales, échanger sur leurs racines traditionnelles, mettre en commun leurs inspirations et leurs productions, réfléchir sur la place de la culture de chacun et du patrimoine de tous, découvrir de nouveaux horizons culturels, vivre des temps musicaux, artistiques mais aussi conviviaux et fraternels. Accompagnés par des méthodes pédagogiques issues de l’éducation populaire, ils composeront des œuvres musicales à distance, en s’occupant soit de la partie mélodique, soit de la partie harmonique.

Les jeunes devront ainsi s’investir dans l’organisation des ateliers, des rencontres et la création des programmes de concert ; le projet étant pour certain leur première expérience musicale. L’échange ne se veut donc pas être un stage de perfectionnement technique mais une expérience de partage interindividuel, d’apprentissage et de créations collectives. Cela sera notamment possible grâce aux actions en groupe et avec l’appui de partenaires, lesquelles devront permettre d’acquérir certaines façons de faire, d’être et de sentir, soit des dispositions et compétences plurielles (au travers de débats, activités, formations, séances de préparations,…) afin d’être autonome , force de proposition et de création, apprendre à s’exprimer individuellement et construire ensemble de la pratique musicale en générale aux parties plus techniques des concerts et des événements.

Durant leurs semaines d’échange ils pourront jouer et mettre en commun le fruit de leur travail. Un concert final, produit de cette expérience unique, marquera l’apothéose de chaque échange, le fruit de la partition de chacun des participants unie dans une œuvre commune. La mise en place de ces activités est possible grâce à l’investissement des volontaires des associations partenaires, de musiciens engagés auprès de Murathènes, des différents coordinateurs basés en France, en Catalogne et en Grèce, ainsi que les jeunes motivés et tous les intervenants ponctuels qui participent à l’enrichissement des échanges qui se créaient via Murathènes.

Plusieurs méthodes sont utilisées pour monter le programme musical que l’on peut schématiquement présenter de la sorte:

Les jeunes des associations partenaires recueillent ensemble des chants issus de leurs propres patrimoines culturels individuels (langues arabes farsi, espagnol, catalan). Les chants choisis, une fois appris du groupe complet, sont enregistrés et envoyés au groupe de jeunes de France.

Les jeunes de France, accompagnés des intervenants Murathènes, vont imaginer et composer l’accompagnement musical des chants, avec la formation instrumentale qui est la leur.

Les jeunes de France, recueilleront des chants issus de leurs propres patrimoines culturels individuels (langue française, occitanes, basques, autre…). Les chants choisis, une fois appris du groupe complet, sont enregistrés et envoyés au groupe de jeune des associations partenaires.

Les jeunes des associations partenaires pourront apprendre les chants de la même façon que les chanteurs des groupes français apprendront les leurs.

Un groupe compose des pièces instrumentales en laissant une place mélodique à l’autre groupe qui déposera ses créations vocales sur cette base.

Les pièces musicales seront à effectif complet ou effectif réduit.

Les pièces se verront soutenues par des musiciens professionnels qui auront déjà eu des séances de préparation et d’échanges musicaux avec eux en amont des concerts.

 

OBJECTIFS

Les objectifs principaux du projet sont de permettre à des jeunes de vivre une expérience culturelle et humaine en dehors du cadre scolaire / de formation / professionnel, de leur offrir un projet musical basé sur l’idée que les coordinateurs du projet n’auront pas un bagage musical à apporter aux jeunes, mais bien qu’ils sont eux même porteurs de matériaux culturels à apporter à l’ensemble du groupe musical et humain que le projet Murathènes regroupe. Ainsi, Murathènes souhaite participer à la construction d’un regard neuf sur la société, notamment sur le groupe de jeunes résidant au camp Eleonas, ou les jeunes du quartier El Raval à Barcelone. Ces derniers sont institutionnellement considérés comme un ensemble pour lequel il faut donner, en occultant le fait qu’il s’agisse d’individus manquant d’opportunités mais non pas de singularités comme de richesses culturelles. Il va de même pour les jeunes du Cantal, considérés de la même façon que les réfugiés par l’Union Européenne, c’est à dire comme des Jeunes Avec Moins d’Opportunités (JAMO) qui se trouvent dans une enclave culturelle, ou les jeunes des quartiers prioritaires toulousains.

Murathènes essaye, par la mise en place de ce projet, de permettre à ces jeunes de s’engager à l’échelle européenne dans un projet humain, musical, et artistique. Celui-ci s’inscrit dans une démarche d’éducation populaire, c’est-à-dire l’idée de participer à l’émancipation de jeunes capables d’être acteurs de leur vie et de la vie collective, l’idée d’une auto-éducation du peuple par le peuple ou encore celle de proposer des pratiques éducatives et culturelles qui œuvrent à la transformation sociale et politique, travaillent à l’émancipation des individus et du peuple, et augmentent leur puissance démocratique d’agir.

 Ce projet rencontre certains objectifs « cœurs » des différents programmes Européens, et au-delà ,de l’idéal d’une société plus citoyenne, ouverte, partageuse et créatrice. En effet, il encourage la mobilité des jeunes en leur donnant l’opportunité de s’engager par-delà les frontières enclavées (physiques et mentales) que rencontrent dans deux mesures bien différentes les jeunes du projet pour élargir l’horizon des possibles et partager sa culture et son patrimoine à l’étranger.

Plus globalement, l’éthique de Murathènes rejoint celle de l’Europe, autour des notions d’égalité, de respect de la dignité et de liberté. Ainsi en est-il des thèmes leviers du projet que sont la tradition face à la modernité (via la question du patrimoine musical), la place des minorités, l’immigration, les réfugiés, et la culture face aux inégalités sociales / géographiques / ethniques… Aussi, nous travaillerons beaucoup sur différentes cultures musicales (catalysatrices d’identités individuelles et collectives) de différentes régions du monde non pas comme en tant que « différentialismes » générant des « fractures » / « obstacles » mais comme une universalité « ressource » et porte ouverte sur l’autre et le monde.

 

LES ECHANGES

Les échanges ne se veulent être des stages de perfectionnement technique mais des expériences de partages interindividuels, d’apprentissages et de créations collectives.

Le projet Murathènes 2020 souhaite mettre en place trois échanges de jeunes.

Le premier échange entend faire se rencontrer trente jeunes habitants de Toulouse (FR), aux provenances sociales et opportunités différentes, et trente jeunes catalans inscrits dans le programme Xamfrà, qui œuvre à l’inclusion et l’insertion des jeunes du quartier du Raval, Barcelone (ES), qui sont réfugiés ou qui se trouvent en situation d’exclusion sociale, par le biais des pratiques artistiques.

Le second échange consistera à faire se rencontrer des jeunes du Cantal, de différentes provenances et aux accès à la culture hétérogènes, des jeunes du camp de réfugiés Eleonas les volontaires de l’organisme Project Elea qui travaillent sur le camp, ainsi que les jeunes de l’ensemble MakeSomeNoiz. Ces derniers sont des jeunes, certain réfugiés ou en situation d’exclusion sociale, à qui les membres de la fanfare Agia fanfara Balkan Brass Band, apprennent à jouer des instruments de fanfare via un répertoire des balkans.

Finalement, un échange faisant se réunir les jeunes des groupes Xamfrà, Make Some Noiz, les jeunes toulousains, aura lieu dans le Cantal, afin de rejoindre les jeunes de ce territoire enclavé et isolé géographiquement. Il y aura 20 jeunes par groupes. Le troisième échange consiste à la réunion de tous les participants dans le Cantal, à la rencontre des anciens et nouveaux « murathèniens ». Ils pourront partager leurs expériences en créant de nouveaux liens, de joies et d’amitiés. Ils mettront en commun l’ensemble des créations du projet, et proposer une semaine de concerts et de manifestations artistiques visant à mettre sur le devant de la scène cantalienne les jeunes d’une Europe créatrice et engagée.

 

IMPACT ET DIFFUSION DU PROJET

Il est très important pour nous que le projet soit mis en avant, surtout en Grèce et en Espagne, pour montrer et laisser une trace du travail de ces jeunes marginalisés, et qui ont rarement l’opportunité de pouvoir s’engager et s’investir dans la création d’évènements culturels. Les concerts seront publics, et médiatisés grâce au soutien communicationnel de différents instituts culturels locaux et de la presse. Pour tous ces jeunes, dont certains sont marginalisés, dans des contextes familiaux compliqués, ou géographiquement handicapés pour avoir accès à des activités, il sera encourageant et formateur de pouvoir mener un projet, et le mettre en avant localement, en étant soutenus par certains acteurs majeurs du territoire. Murathènes veut encourager les jeunes à être acteurs de leur territoire comme de leur patrimoine. Les jeunes sortiront de cette expérience enrichies de connaissances et de la volonté de les transmettre. Nous souhaitons que les jeunes aient conscience de leurs richesses individuelles et collectives, comme de la force et de l’énergie positive qui émane d’un groupe soudé autours d’une construction artistique. Nous souhaitons que les jeunes gagnent en confiance et en pouvoir d’agir.

L’expérience veut pouvoir mêler une intégration transculturel, des concerts et les efforts combines de plusieurs groupes de jeunes européens et mondiaux à créer un contenu musical. Les communautés locales respectives auront l’opportunité d’être les témoins des résultats d’une expérience d’empowerment. Les états partenaires pourront travailler avec, observer et d’être également acteur des prémices d’une intégration par la culture, par la musique. Avec notamment plus de 63 000 réfugies résidant en Grèce, il est important que la communauté que constituent les réfugiés soit capable de montrer leurs forces et leurs compétences à participer à l’enrichissement culturel de leur lieu d’accueil.

Pour les organismes participants et partenaires la diffusion du projet leur offrira une grande visibilité tant que soutien et acteur des projets de mobilité et d’apprentissage à l’intention des jeunes.

Ainsi, ces organismes pourront participer, encadrer, être présents et même engendrer ces évènements, ces moments de diffusion et de partage, ils font partie intégrante du projet. Encore une fois, le film du séjour sera distribué à tous nos partenaires. Nous espérons que cette phase permettra de mettre en avant et de dynamiser les jeunes participants, les partenaires, et les politiques locales qui cherchent à dynamiser le territoire sous le prisme de la mobilité des jeunes, des échanges internationaux et de la culture. Aussi, nous ferons en sorte que le public qui assistera aux évènements de cette phase de diffusion soit sensibilisé sur les points que nous aurons abordés (impact du projet sur les dynamiques des jeunes, expérience humaine, culturelle, rôle et disponibilité des partenaires, éco-responsabilité…). Pour cela, les séances publiques seront préparées en amont, et médiatisées. Ainsi nous pourrons atteindre un plus large public, au-delà des familles des participants et des partenaires. Un des enjeux du projet sera aussi de sensibiliser les décideurs politiques des territoires de résidence de nos jeunes aux projets d’échanges internationaux. En effet, sur un territoire complètement mondialisé, il est important pour nos jeunes, et particulièrement pour nos jeunes avec moins d’opportunités, ou nos jeunes marginalisés d’avoir la possibilité de se tourner vers ce type d’échange, qui reste une motrice clef au développement de soi. Quoi de mieux pour prendre du recul et mieux comprendre sa société que de partir s’immerger et s’imprégner d’autre chose, d’autres vécus, d’autres contextes, afin de mieux revenir ? A travers cette dernière phase de diffusion, nous espérons vraiment pouvoir nous adresser aux décideurs politiques, et leur faire la démonstration matérielle que ce type d’échange est possible, qu’il est un outil pour nos jeunes, et que des dispositifs comme Erasmus+ peuvent permettre de monter ce genre de projet, et que l’Europe veut apporter aux jeunes des possibilités et leur permettre de sortir d’un cadre contraignant et de se tourner vers l’extérieur de leur territoire. Nous participerons ainsi aux événements de promotion de la mobilité internationale organisée sur nos territoires par nos partenaires pour témoigner et encourager les acteurs, notamment les jeunes, à s’en saisir (DDCSPP et Centre d’information Europe Direct du Conseil départemental). Par ailleurs, nous espérons que ce projet et ses diverses valorisations permettront de réinterroger les questions brûlantes que sont celles de l’accueil et de la place des réfugiés, les inégalités sociales et territoriales face à la « Culture » (offre et production culturelles), la défense de nos patrimoines traditionnels en danger (culturels comme environnementaux), la place des jeunes dans les politiques publiques et plus globalement la société.

 

ACTIONS DE L’ASSOCIATION PARRAINE DE MURATHENES : PERIS CANTAL

Action – recherche : Diagnostics territoriaux et mise en œuvre de dispositifs de politiques locales.

Prévention : Coordination et mise en œuvre d’actions de prévention des conduites à risques lors des manifestations festives, notamment du festival Éclat. Accompagnement et évaluation des dispositifs élaborés. L’espace public est un espace de pratiques individuelles et collectives révélatrices de la société. Espace de circulation, de croisements et de rencontres espace de visibilités mutuelles, de loisirs et de fêtes, mais aussi espace de conduites à risques d’incivilités de débordements. L’espace public, de jour comme de nuit est l’ossature de la vie urbaine, de la diversité sociale. Mais c’est aussi un espace d’apprentissage du « vivre ensemble » (de responsabilité, de partage, de civilités).

« Accompagnateurs de fête … »

  • « L’espace public, une préoccupation pour tous ! »
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  • «Vivre ensemble, un projet collectif pour les jeunes générations dans une démocratie forte et vivante»
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  • « Dynamiques citoyennes, processus d’engagement (des jeunes notamment) ».
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C’est notamment à ce titre que le projet Murathènes intéresse tout particulièrement le PERIS-Cantal, en tant que dynamique spontanée, autonome et auto-constituée de jeunes sur un objet citoyen ; sans commande publique, ni chapeautage associatif, ni cadrage structurel… Sans altérer ni influer sur l’initiative en tant que telle des jeunes, le PERIS-Cantal entend suivre, analyser et, éventuellement, aider au travail de prise de conscience citoyenne. Par ailleurs, l’accompagnement à distance de la démarche pourra faire l’objet d’une enquête qui servira de base à l’évaluation du projet et à sa valorisation après coup.

Le portage « administratif » et « financier » du PERIS-Cantal concernant Murathènes part de la volonté de parrainer et sécuriser une initiative inquiète de ne pas « avoir les reins assez solides » mais dans la détermination ne pas affecter la démarche pédagogique et organisationnelle du projet qui est doit rester « des jeunes, par les jeunes et pour les jeunes ». En effet, de par ses engagements et son adhésion au courant de l’intervention sociologique, le PERIS-Cantal entend mettre au service de la société ses travaux afin notamment d’aider les acteurs à conquérir leur autonomie, gagner leur émancipation ; les jeunes notamment. Le projet Murathènes s’inscrit dans cet enjeu pour lequel le PERIS-Cantal veut être un des ressorts.